CACHAFAZ

de Copi - mise en scène Eram Sobhani

Ils sont nombreux à vouloir contrôler nos vies – nos vies intimes, nos vies publiques, nos vies sexuelles et politiques, sans même parler de nos vies économiques.

Face aux flics en tout genre, face aux curetons et face aux juges – face aux nombreux visages de la dictature, pas seulement celles d'Amérique du Sud – Copi érige patiemment son feu de joie : les machos seront pédés, les pédés seront des femmes, leurs gros machins seront des vagins, quand on crèvera la dalle, on n'aura qu'à voler, et si ça ne suffit pas, alors on s'attaquera aux flics, jusqu'à nourrir les gosses avec leurs tripes. Et tous les morts ressuscités auront beau se réveiller et sermonner la petite troupe des vivants, rien n'y fera. Révolution ! Vive Cachafaz ! Cette révolution tournera mal, et même très mal, Copi lui-même le sait bien. Mais ça ne rend pas ce cri moins nécessaire ni moins urgent pour celui ou celle qui n'a que ça à vivre.

18, 19, 20; 25, 26, 27 mars 2019 - 20h30

Théâtre L’étoile du nord

festival COPIRIGHT!

affiche Cachafaz.jpg

mise en scène Eram Sobhani

avec Cécile Chatignoux, Fabio di Domenico, Sarah Labrin, Santiago Montequìn, Thomas Nolet, Eram Sobhani.

chargé de production et de diffusion Nicolas Foray

La création aura lieu en mars 2019 au théâtre de L’étoile du nord, dans le cadre du festival COPIRIGHT!

Cette maudite race humaine

de Mark Twain - mise en scène Eram Sobhani - interprétation Stéphane Auvray-Nauroy

spectacle hors-les-murs

 

Qu'on se le dise, chez Twain, l'homme ne vaut pas grand-chose, il n'arriverait pas même à la cheville d'une huître ou d'une souris. Non seulement nous sommes d'incorrigibles mégalomanes, ce qu'on veut bien à la rigueur lui concéder, mais nous sommes des maniaques, de dangereux criminels, une espèce assoiffée de sang comme la Terre n'en aura probablement jamais porté.

Le constat est tellement implacable qu'il pourrait faire sourire, manière de s'en défaire, mais Twain déploie tout son humour, toute son intelligence, toute la puissance de sa poésie pour mettre sous nos yeux cet état de choses et qu'on ne puisse plus y échapper.

Au cœur de notre déchéance, le sens moral, qui nous donnant conscience de faire le mal, n'a d'autre but précisément que de nous amener à le commettre. Le sens moral, la seule malédiction de cette maudite race humaine.

Création au printemps 2019 en hors-les-murs, et au festival ON n’arrête pas le théâtre

On ne badine pas avec l'amour

d’Alfred de Musset - mise en scène Eram Sobhani

[Musset] Affiche Clean.jpg

Une petite scène en bois, des costumes et des lumières qui se transportent facilement, afin d'amener le spectacle hors des théâtres et de venir à la rencontre des spectateurs - de tous les spectateurs. Des chansons, des musiques, des chorégraphies qui s'ajoutent librement à la pièce, des poèmes également. Du burlesque au tragique, les styles se succèdent sans autre justification que le plaisir partagé des spectateurs et des acteurs. Que le théâtre soit libre, qu'il échappe à toute assignation, à toute tentative de classification. Qu'il soit inattendu, inespéré. Comme l'amour.

Mise en scène Eram Sobhani. Avec Jessie Chapuis, Cécile Chatignoux, Mathilde Lecarpentier, Léa Merlhiot, Santiago Montequin, Thomas Nolet.

régie générale Vivien Niderkorn.

chargé de production et de diffusion Nicolas Foray.

La création en public a eue lieu en juin 2018 en hors-les-murs dans le cadre du festival ON n'arrête pas le théâtre.

4 & 5 avril 2019 - 20h00

Hôpital Bretonneau

(hors-les-murs tout public)


On ne badine pas avec l'amour est un projet déstiné en particuliers à ceux qui n'ont ni l'habitude ni les moyens d'aller au théâtre.
Afin de permettre ces rencontres, nous avons décidé de créer une collecte solidaire.

Une visite inopportune

de Copi - mise en scène Stéphane Auvray-Nauroy

 

La Visite Inopportune est une joyeuse débauche.

Célébrant la mort de son propre auteur.

Copi en effet a écrit cette pièce atteint alors du sida et sachant qu'il allait mourir.

Bien loin de nous faire pleurer sur son sort, il écrit une pièce de vie et de joie.

Quelle élégance mêlée à la plus grande trivialité!

Il s'agit d'un malade qui reçoit ceux qui l'ont aimé, ou qui l'ont cru.

Autour de ce simulacre drôle, drôle, à en pleurer?, on retrouve tout l'univers de Copi, celui de l'extravagance, de l'amour profond du théâtre et donc de la vie.

Ce qu'il nous dit ici, c'est bien ça : croyez vous que la vie est plus forte que le théâtre?

Monter Copi aujourd'hui, et plus encore La Visite Inopportune, c'est avoir envie de redonner à nos contemporains la grande conscience que la mort existe et qu'elle n'est pas triste, qu'elle est propre à la vie (de chacun d'entre nous). Contrairement à tout ce qu'on nous fait croire. C'est à dire cette négation de la mort ambiante et qui sert les intérêts que nous savons.

L'Art de Copi c'est celui de nous rendre vivants, même lorsque nous sommes morts!

Et de continuer de croire avec lui que le théâtre est plus fort que la vie.

13, 14, 15; 21, 22, 23; 28, 29, 30 mars 2019 - 20h30

Théâtre L’étoile du nord

festival COPIRIGHT!

 

Mise en scène Stéphane Auvray-Nauroy - assisté de Alexandre Singer.

Avec Fabio di Domenico, Michèle Harfaut, Julien Kosellek, Laurent Joly, Mathieu Mullier-Griffiths, Eram Sobhani.

Scénographie de Sacha Mitroffanof et Xavier Hollebecq.

Régie son/lumière par Xavier Hollebecq.

La création a eu lieu en juin 2016 au théâtre de L’étoile du nord, dans le cadre du festival ON n’arrête pas le théâtre.

Les soliloques du pauvre

de Jehan-Rictus - Mise en scène et interprétation Eram Sobhani

Ces poèmes écrits en argot donnent la parole à un pauvre et déploient une vision apocalyptique de notre société. Comme Rictus l'écrit lui-même : "Tout vaut mieux, même le retour à la barbarie, à la caverne primitive qu'une pareille organisation sociale. Je leur en foutrai, moi, aux Bourgeois, du Progrès, du Labeur, de la Justice, de l’Égalité... Être un danger un jour, quelle joie ! Aurai-je la force et la patience ?"

Accueillez ce spectacle dans vos locaux

Associations, maisons de quartiers, bibliothèques, centres sociaux, collèges, lycées, commerces, nous avons imaginé une version nomade du spectacle pour réduire au minimum les contraintes techniques et venir le jouer dans dans vos propres locaux. Le théâtre nomme un certain type de rencontres - souvent brèves, ici une quarantaine de minutes - qui nous permettent les uns les autres d'en revenir à l'essentiel. Alors quelle importance que ça se passe dans une salle de théâtre ou ailleurs, pourvu que la rencontre ait lieu ?

Interprétation et mise en scène Eram Sobhani

Sous le regard d'Edouard Liotard Khouri-Haddad

Création lumières Julien Kosellek

Chargé de production et de diffusion Nicolas Foray

La création du spectacle a eu lieu en juin 2015 à L'étoile du nord dans le cadre du festival ON n'arrête pas le théâtre.

Les Soliloques du pauvre ont été accueillis à Etoile du Nord, au Festival ON arrête pas le théâtre, au Lycée Saint-Michel des Batignolles, à Bibliothèque Jacqueline de Romilly, par Ecoute Habitat, au Club Senior Georgette Agutte, Collège Antoine Coysevox, à la Librairie du Rideau Rouge, au Collège Henri Wallon, à l’Atelier Marine Bellando, au Lavoir Moderne Parisien, au Festival Paris Quartiers d'Art, à la Salle Paroissiale de l'église Saint-Ambroise, à La Moquette des Compagnons de la nuit, au Centre Pénitentiaire du Luxembourg, à La Clef de Brioude, La Ferronnerie de Dijon, Les Augustes de Clermont-Ferrand, la Menuiserie de Rodez, ainsi qu’au festival Des Mots dans l’air de Saint-Denis.


Historique des créations


Où est mon chandail islandais

de Stig Dagerman - mise en scène Eram Sobhani

visuel+dagerman.jpg

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier". C'est ainsi que se nomme le texte le plus connu de Dagerman. Il pourrait parfaitement résumer l'enjeu et la violence de cette courte nouvelle. Knutte ne se console effectivement de rien : ni d'avoir perdu son père, ni d'avoir perdu sa mère, ni d'avoir surpris sa femme avec un autre, ni des injures et des paroles blessantes que lui infligent ses frères et sœurs. La gnôle le rend chaque jour plus effrayant et plus odieux et plus grotesque. Mais la gnôle, c'est aussi la promesse de s'abrutir dans un profond sommeil et d'échapper pour quelques heures, bien au chaud sous sa couette, bien au chaud dans sa pisse, à cet horrible sentiment de vivre.

Interprétation et mise en scène Eram Sobhani

Création lumière Julien Kosellek

Régie générale Vivien Niderkorn

chargé de production et de diffusion Nicolas Foray

Création en juin 2018 à L'étoile du nord dans le cadre du festival ON n'arrête pas le théâtre.


Le Territoire du Crayon

de Robert Walser - mise en scène Eram Sobhani

Mise en scène Eram Sobhani

Interprétation Santiago Montequin

Création lumières Xavier Hollebecq

Maquillage Romane Jazouli

Chargé de production et de diffusion Nicolas Foray

La création du spectacle a eu lieu en juin 2017 à L'étoile du nord dans le cadre du festival ON n'arrête pas le théâtre, après une résidence de création à La Charpente (Amboise) et à l'Ecole Auvray-Nauroy (Saint-Denis).


ON PURGE BÉBÉ

De Georges Feydeau - Mise en scène Stéphane Auvray-Nauroy
On purge bébé est une pièce sur le corps sale et l’impossibilité d’en parler. La langue de Feydeau est folle, parce qu’en montrant la séparation du langage et du corps, elle montre que ça rend idiot et fou. L’idiot du village. Le Fou.
L’être humain.
« Si nous savions comment notre corps est fait nous n’oserions pas faire un mouvement » dit l’idiot de Flaubert.
On purge bébé parle de transit, un transit qui ne se fait pas.
Parler de caca, c’est parler de la nature cachée de notre humanité.
Dans cette fausse comédie bourgeoise, il y a plus de transit intestinal que de transit des mots et des idées.
Chacun parle à l’autre sans tenir compte de l’autre, comme s’il se parlait à lui-même.
Personne ne se comprend et c’est la mort du dialogue.
« Il a un peu de paresse d’intestin »
Ce sont des constipés du verbe.
photo on purge.jpg
Mise en scène Stéphane Auvray-Nauroyassisté de Alexandre Singer et Bastien Lombardo. Scénographie et lumière Xavier Hollebecq. Avec Aurelia Arto, Dianko Diaouné, Michèle Harfaut, Julien Kosellek, Sophie Mourousi, Eram Sobhani et Cédric Soubiron. La création du spectacle dans sa première version s'est déroulée en juillet 2008.

NOSFERATU

Création binaural pour le plateau autour du mythe de Nosferatu - De Mathieu Mullier-Griffiths et Cédric Soubiron

Le célèbre NOSFERATU vient d'être capturé. Le voici sous vos yeux, affaibli dans cette cage, sur cette scène. Pour la première fois, vous allez entendre l'histoire du monstre nocturne qui se croyait éternel. Ce soir, la bête chante pour vous sa symphonie de l'horreur. Laissez voyager vos sens.

Allier le théâtre, la musique et la nouvelle technologie numérique du son binaural. Un spectacle vivant, sensoriel qui réinvente l'écoute du spectateur. Une fable qui tente de restituer la magie du mythe.

Co-production Kafard Films et La nouvelle compagnie. Création de Mathieu Mullier-Griffiths et Cédric Soubiron. Avec Olav Benestvedt.


UNE VISITE INOPPORTUNE

de COPI - Mise en scène Stéphane Auvray-Nauroy

"Il y a chez Copi une très grande discrétion devant ce sujet-bateau, sujet-gâteau, qu'est la mort. (...) Copi, insensiblement, divinement, fait danser les fils de son illusion, opéra, grandguignol, cirque, tragédie. Tout cela d'une touche si légère... Dans sa gaieté et sa modestie. Une visite inopportune est une pièce immense. Elle provoque le rire. Elle ratisse la détresse. C'est très rare, un sommet de théâtre comme celui-là." -Le Monde Michel Cournot


WOYZECK

de Georg Büchner - Mise en scène Eram Sobhani

Büchner nous donne à voir un monde emprunt de solitude et de violence. Si le capitaine et le docteur se tiennent encore à une certaine normalité, les entourent des silhouettes inquiétantes, des fous, des femmes de mauvaise vie, des nourrissons, des hommes chevaux, des assassins, des alcooliques. Des silhouettes sur lesquelles repose le soupçon de ne pas être tout à fait humaines, de ne plus l'être réellement...


YOUKALI

Création musicale Olav Benestvedt et Yuta Masuda

Pour imaginer ce concert, nous sommes partis des peintres et musiciens allemands qui furent à l'origine de l'expressionnisme. Puis nous avons puisé à d'autres sources - classique, baroque, renaissance, contemporain - en nous souvenant de la phrase de Villa-Lobos : "La musique est faite pour consoler les âmes malades".


LEONCE ET LENA

de Georg Büchner - Mise en scène Eram Sobhani

"Ma vie bâille devant moi comme une grande feuille de papier blanc, à charge pour moi de la remplir, mais je ne peux pas former une lettre. Ma tête est une salle de danse abandonnée, quelques roses fanées et des rubans froissés au sol, des violons éventrés dans un coin, les derniers danseurs ont enlevé leurs masques et me contemplent avec des yeux morts d'épuisement."


LA VIE DES TERMITES

de Maurice Maeterlinck - Mise en scène Eram Sobhani

Nous parler des termites, c'est nous parler des hommes. Une puissance inconnue décide, là comme ici, avec une même hégémonie, du fonctionnement de nos organes, de l'organisation de nos sociétés, des chemins que prennent nos destinées individuelles. Si la vie des termites nous devient familière, c'est la nôtre qui progressivement devient source de mystère et d'épouvante.


HAMLET acte V

d'après William Shakespeare - Mise en scène Eram Sobhani

C'est le mouvement de la mort - de la mort au travail - que retrace le dernier acte d'Hamlet. En observant ces chairs qui soufflent, qui suent et qui s'esquintent dans le combat final, on peut sentir qu'elles vont un jour se décoller. 


Le roi de la tour du grand horloge

de William Butler Yeats - Mise en scène Eram Sobhani

Ce spectacle se donne les allure d'un cabaret, puisant dans les anciennes légendes, les danses et les chants qui font le charme de l'Irlande. Puis réveillant le souvenir des batailles perdues, des femmes outragées, des hommes violentées, il met au coeur de la soirée une mémoire sanglante et douloureuse. 


AINSI QUE...

Eva Peron, Un monsieur qui n’aimait pas les monologues, Under Stemmen, Une petite douleur, les 120 journées de Sodome, Alladine et Palomides, L’espèce humaine, Les chants d’Omar Khayyam, Négatif, La boue…