LE ROI DE LA TOUR DU GRAND HORLOGE

DE WILLIAM BUTLER YEATS

Acteurs, danseurs, chanteurs, musiciens, spectateurs, nous partageons dans ce spectacle un même espace, celui de la scène. Et nous nous retrouvons ensemble sur des bancs en bois, dans une ambiance chaleureuse, comme au fond des tavernes irlandaises. En se donnant les allures d'un cabaret, ce spectacle puise d'abord dans les anciennes légendes, dans les musiques et les danses populaires qui font le charme de l'Irlande. Puis réveillant progressivement le souvenir des batailles perdues, des femmes violentées, des combattants assassinés, il met au cœur de la soirée une mémoire sanglante et douloureuse, qui marque en profondeur l'histoire du pays.

et que la musique tende à produire comme dans le nô cet état chez le spectateur entre veille et sommeil, favorable à la vision. W. B. Yeats

Avec cette pièce énigmatique, Yeats permettait à ses compatriotes de s’interroger sur leur histoire nationale – leur donnant la conscience de leurs lointaines origines et les rappelant à la violence de leur époque. Si nous ne pouvons rendre lisibles toutes les allusions tacites, mythiques ou politiques, qui circulent dans le texte, nous pouvons en revanche remettre l'engagement des corps au cœur de la scène – jouer, danser, chanter, nous l'entendons ici comme un acte politique.

Spectacle mis en scène par Eram Sobhani

Avec Stéphane-Auvray-Nauroy, Olav Benestvedt, Vincent Brunol, Yuta Masuda, Miglen Mirtchev, Franco Senica et Sophie Sire.

Assistanat : Julien Crépin.

Lumière : Julien Kosellek et Xavier Hollebecq.

Musique originale : Yuta Masuda.

Scénographie : Sophie Courtat.

Maquillage : Isabelle Vernus.

Création en juillet 2010 au Théâtre de L'étoile du nord, dans le cadre du festival ON n'arrête pas le théâtre. Reprise prévue en avril 2012 au Garage Théâtre de l'Oiseau Mouche.